La peinture, comment bien choisir ?


Esthétique de la finition, temps de séchage, facilité d'application… Tous ces arguments sont monnaie courante sur le marché de la peinture d’intérieur. Mais, depuis peu, un autre critère s’impose sur le devant de la scène : celui des émissions de composés organiques volatils (COV). Soucieux de leur environnement et conscients des effets néfastes des polluants intérieurs sur la santé, les consommateurs s’orientent de plus en plus vers les marques qui affichent des exigences strictes sur l’émissivité de leurs produits. À quels critères se fier ? Les peintures synthétiques et naturelles se valent-elles sur le plan sanitaire ? Vers quels professionnels se tourner pour assurer l’application d’une peinture saine et plus respectueuse de l'environnement ? Voici les éléments à considérer pour un choix éclairé.



Comment comparer les taux d’émissions polluantes des peintures ?


Depuis 2013, l'étiquetage obligatoire sur les produits de construction et de décoration affiche le niveau d'émissions polluantes des peintures en vente sur le marché français. L’échelle d’émissivité s’étend de A+ pour « très faibles émissions » à C pour « fortes émissions ». Mais que traduisent exactement ces catégories ? Il ne s’agit pas des polluants contenus dans le pot ou diffusés à l’ouverture, mais bien de ceux émis en continue une fois le produit appliqué et sec. Dans les rayons, vous remarquerez la prévalence de peintures étiquetées A+. D’ici à en conclure que toutes ces peintures se valent du point de vue sanitaire, il n’y a qu’un pas... Pourtant, cette catégorie regroupe des performances bien distinctes sur la qualité de l’air. Certaines compositions flirtent avec le seuil maximal, tandis que d'autres affichent une nocivité proche de zéro.

Les différents labels de qualité vous seront alors utiles pour faire le tri. Certaines certifications comme NF Environnement ou Ecolabel sont déjà positionnées sur un ensemble de produits de consommation. Les peintures en font partie, sélectionnées pour leur faible impact environnemental tout au long du cycle de vie. La teneur en solvant et agents nocifs est également limitée. D’autres labels plus spécialisés, à l’image de Natureplus ou Pure, garantissent la présence d’au moins 95 % de matières premières renouvelables d’origine naturelle et imposent des seuils particulièrement stricts sur la teneur et l'émission de substances nocives.


Composition et avantages des peintures dites « naturelles »

Certaines peintures sont qualifiées de « naturelles » en opposition à celles issues de l’industrie pétrochimique. C’est le cas peintures minérales ou végétales. Les composants synthétiques ou organiques (provenant des hydrocarbures) sont alors remplacés par des composants d’origine naturelle : chaux, argile, silicate, huile de lin.... La concentration en éléments polluants ou potentiellement allergènes est ainsi considérablement réduite, sans affecter la qualité du rendu. Ces peintures écologiques offrent une excellente tenue à long terme. Leurs propriétés microporeuses assurent également une meilleure régulation de l’humidité au sein du logement.

Cette perméabilité à la vapeur d’eau joue rôle crucial dans la qualité de l’air respiré au jour le jour par les occupants. Un environnement humide est plus propice à la formation de moisissures pouvant entraîner des pathologies allergiques ou respiratoires. Bien entendu, la peinture vient ici en complément et ne saurait compenser à elle seule les défauts d’un habitat mal calibré.



Quels pros pour une peinture « bio » ?


Pour un simple rafraîchissement des murs, renseignez-vous sur les marques partenaires et les produits couramment utilisés par l’entreprise. Vérifiez ensuite, soit l’appartenance à un label dédié, soit les teneurs et niveaux d'émissions en COV. Attention toutefois, l’incidence d’un produit, même « naturel », reste susceptible de varier selon les sensibilités des occupants.

S’agissant d’un projet plus global, le choix d’une peinture écologique sera naturellement privilégié par les artisans spécialisés dans l’usage de matériaux biosourcés. Cet ultime coup de pinceau vient alors renforcer les propriétés hygrothermiques des matériaux utilisés. Une fois les travaux achevés, vous pouvez obtenir un diagnostic de Qualité de l’Air Intérieur (QAI) auprès d’un bureau d’étude spécialisé. Un procédé habituel dans les lieux accueillants du public : école, ehpad, hôpitaux… Mais qui devrait se généraliser chez les particuliers désireux d’évoluer dans un intérieur sain au quotidien.


Corinne Garnier

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